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Mesures du benzène dans l'atmosphère au Canada (1989-1998)
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Sommaire
Depuis 1989, la Division de lanalyse et de la qualité de lair du Service
de protection de lenvironnement, dEnvironnement Canada (EC), gère un
programme de mesures sur le terrain des concentrations de benzène et dautres
composés organiques volatils (COV) présents dans lair ambiant. Grâce à la
collaboration des ministères provinciaux et des autorités municipales responsables de
lenvironnement, des échantillons ont été prélevés à plus de 50 sites de
surveillance en milieux urbain et rural dans tout le pays. Les données recueillies dans
le cadre de ce programme de surveillance servent à évaluer le degré dexposition
de la population au benzène et à dautres substances atmosphériques toxiques, de
même quà appuyer lévaluation des polluants oxydants photochimiques et les
activités de vérification. Des rapports et publications antérieurs sur les résultats
du programme ont été compilés et distribués. Le présent document, qui est un ajout,
fournit une mise à jour des premiers travaux et sert de document dappui aux normes
pancanadiennes sur le benzène (CWS). Les résultats dun programme de surveillance
des concentrations de benzène (à 17 sites uniques additionnels) du ministère de
lEnvironnement de lOntario (MEO) sont également visés par lanalyse de
données. Les comparaisons établies entre les sites sont basées sur leur emplacement (en
milieux rural, suburbain et urbain) et sur lincidence des sources (véhicules,
industries). Les variations dans les concentrations de benzène sont examinées dune
saison et dune journée à lautre et les tendances qui se dégagent au cours
de la période visée sont analysées pour les sites qui présentent des données
complètes.
Les échantillons couvrent généralement une période de 24 heures et sont
prélevés une fois tous les six jours. Cependant, de nombreux sites ont fait lobjet
de campagnes plus intensives déchantillonnage des COV (en appui au programme
scientifique sur lozone troposphérique) avec des périodes couvrant trois, quatre
ou douze heures. Les échantillons dair ambiant sont recueillis dans des contenants
en acier inoxydable et analysés à laide dune cryotechnique de
préconcentration et dun chromatographe en phase gazeuse à haute résolution et
discriminateur de masse quadripôle (appareil de CG-SM).
Les observations de lair ambiant effectuées au Canada de 1989 à 1998 sont
stockées dans une vaste banque de données. Les concentrations moyennes de benzène
(basées sur lensemble des données) vont de 10,3 µg/m3 dans un
site urbain exposé à des émissions provenant dun four à coke/usine sidérurgique
(Sault Ste. Marie-Bonney St.) à 0,3 µg/m3 dans un site éloigné en
milieu rural (parc national de Kejimkujik en Nouvelle-Écosse). Dans un site type en
milieu urbain (c.-à-d. loin dune route) qui nest pas exposé à des sources
industrielles, les concentrations moyennes de benzène pendant la période visée varient
de 1,8 à 3,6 µg/m3. Les concentrations moyennes et médianes de benzène sont
plus élevées aux sites situés à proximité de voies urbaines et aux sites exposés à
des sources industrielles, et plus faibles aux sites en milieux rural et suburbain.
Les mesures effectuées dans les dernières années (1995 à 1997) montrent que les
concentrations moyennes aux sites en milieux urbain et suburbain se situent entre 1,0 et
3,5 µg/m3 avec une majorité de sites (31 sur 40) enregistrant des
concentrations moyennes inférieures à 2,5 µg/m3. À ces sites, le
quatre-vingt-dixième percentile varie de 1,5 à 6,6 µg/m3 avec une
majorité de sites (31 sur 40) enregistrant des concentrations au quatre-vingt-dixième
percentile inférieures à 4,5 µg/m3. Aux sites en milieu rural, les concentrations
moyennes se situent entre 0,3 et 0,8 µg/m3 avec le 90 ième
percentile variant de 0,6 à 1,7 µg/m3. Aux sites proches de voies
urbaines ou de sources industrielles, les concentrations moyennes de benzène se situent
entre 4,1 et 13,1 µg/m3 avec le 90 ième percentile
variant de 8,0 à 36,0 µg/m3.
La plupart des sites ont enregistré une baisse des concentrations de benzène entre
1990 et 1997. À laide de ces résultats composés pour les sites en milieu urbain
et des données complètes, on constate une réduction de 25 % des concentrations
moyennes annuelles de benzène entre 1990 et 1995 suivie dune faible augmentation de
1996 à 1997. Les résultats obtenus à chacun des sites varient grandement, avec des
réductions de pourcentages allant de 0 à 50 % de 1990 à 1996. Pour un certain
nombre de sites où les concentrations moyennes sont les plus élevées, on a observé une
amélioration nulle ou négligeable au cours de cette période. On na pas encore
terminé lanalyse des tendances basée sur linventaire complet des émissions,
mais on peut néanmoins affirmer que la baisse des concentrations de benzène dans
lair ambiant à la plupart des sites en milieu urbain est attribuable, dune
part, à lamélioration des technologies des nouveaux systèmes antipollution des
voitures qui réduisent davantage les émissions des COV et, dautre part, à
labaissement de la teneur en benzène dans lessence. Un autre rapport traitera
ultérieurement du lien entre les émissions et les concentrations de benzène dans
lair ambiant. Il examinera également labsence de mesures visant à diminuer
les concentrations élevées de benzène à certains sites.
e-mail: Tom Dann
Tél.: (613) 991-9459.
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